Le Clusis et la Cyber Security Alliance unissent leurs forces dans le domaine de la sécurité informatique et de l’information.  Communiqué de presse du 23.08.2016.

Le Clusis et la Cyber Security Alliance unissent leurs forces dans le domaine de la sécurité informatique et de l’information. 

Communiqué de presse du 23.08.2016.

CLUSIS Event

Quand l'espace urbain passe à la digitalisation

Quel est le paysage de Smart City en 2016 ? Quels challenges et opportunités le Smart City offre à une ville ? Quel est le cadre juridique concernant les données collectées en provenance de l'Internet des objets.

Conférence le 3 novembre 2016

HEIG-VD à Yverdon-les-Bains (Y-PARC)
11h à 12h30 suivie d’un apéritif dinatoire
Direction de programme : Christophe Actis

Le Clusis et la Cyber Security Alliance unissent leurs forces dans le domaine de la sécurité informatique et de l’information.

Les deux organisations de référence en Suisse romande dans le domaine de la sécurité de l’information – le Clusis et la Cyber Security Alliance – ont décidé de mieux coordonner leurs activités en vue de créer des synergies à même de renforcer ce pôle de compétences. Des actions communes auront lieu notamment avec la Cyber Sécurité Conférence de 2016.

Dépendamment de ses ressources, de ses particularités culturelles et des challenges qui l’attendent, chaque ville pense à passer ou tendre à la digitalisation et ainsi devenir plus «intelligente ». Du fait des spécificités liées à chaque ville, il n’y a pas un concept Smart City mais bien des Smart Cities. Les enjeux sont multiples mais communs à chaque collectivité : améliorer la santé publique, favoriser les mesures environnementales, augmenter des services publics, développer des infrastructures communicantes (mobilité), optimiser l’espace et réduire les coûts de fonctionnement …

Quel est le paysage de Smart City en 2016 ? Quels challenges et opportunités le Smart City offre à une ville ? Quel est le cadre juridique concernant les données collectées en provenance de l'Internet des objets ?

Programme

L’approche Smart City d’un TELCO

Raphaël Rollier - raphael.rollier@swisscom.com

Head of Smart City Program, Swisscom

Nos villes sont chaque jour plus connectées. Par exemple, le réseau mobile de Swisscom génère plus de 20 milliards de traces numériques chaque jour. Ces données peuvent être transformées en indicateurs du trafic qui permettront de mieux planifier les infrastructures. Demain, tous les objets de notre quotidien pourront interagir avec leur environnement. A Lausanne, la ville teste des luminaires connectés : en mettant en réseau ces 14'000 points lumineux, une réduction des coûts d’énergie et de maintenance de plus de 50% est attendue. Les technologies digitales représentent une opportunité d’améliorer l’efficacité de la ville et d’offrir de nouveaux services. A l’occasion de sa conférence, l’intervenant traitera des deux points suivants :

    - Les apports de Smart City et du Big data pour la collectivité

    - LoRA, le réseau dédié à l’IoT, une solution pour relever les défis rencontrés lors du déploiement de ces projets « Smart »

Biographie: Responsable du programme Smart City chez Swisscom, Raphaël Rollier développe des solutions innovantes pour améliorer la qualité de vie en ville sur la base des technologies digitales. Au travers de ce programme, un outil d’analyse du trafic utilisant les données du réseau mobile et une méthodologie pour soutenir les villes dans le lancement d’initiatives « Smart City » ont été créés. Auparavant il a été conseillé en stratégie numérique et il a accumulé 13 ans d’expérience dans les domaines du marketing, de la vente et du management à l’international. Membre du jury Venture Kick et Venture Associate chez Swisscom, il a également développé un programme de mentorat pour start-ups à l’EPFL, où il a obtenu un master en microtechnique.
 

Quelle ville intelligente voulons-nous ?

Patrick Genoud -  patrick.genoud@etat.ge.ch

Conseiller en innovation et technologies de l’information

La smart city propose idéalement un mode de développement urbain apte à répondre à l'évolution et à l'émergence des besoins des institutions, des entreprises et des individus, tant sur le plan économique, social, qu'environnemental. Lorsqu'on évoque ces villes intelligentes, on fait trop souvent référence à l'intelligence des algorithmes et aux opportunités extraordinaires offertes par les objets connectés et le big data.

Mais ces technologies ne suffisent pas selon nous à répondre totalement aux enjeux de la ville de demain, tant celle-ci est complexe et multidimensionnelle. La ville intelligente devra pouvoir également capitaliser sur l'intelligence de ses habitants et proposer des services adaptés à leurs besoins et co-créés avec eux.

Le Living Lab mis en place par la Direction générale des systèmes d'information de l'Etat de Genève vise à répondre à ce type de défi en s'appuyant notamment sur les données ouvertes mises à disposition et sur la richesse de l'écosystème de notre région.

Biographie: Patrick Genoud est conseiller en innovation et technologies de l'information à l' Observatoire technologique de l'Etat de Genève depuis décembre 2001. Cette structure, active au sein de l'écosystème des acteurs de l'innovation romands, se positionne comme un vecteur de changement du secteur public à l'ère du numérique. Les technologies y sont toujours envisagées dans une perspective globale et centrée sur les utilisateurs.

 

Enjeux éthiques et juridiques des villes « intelligentes »

Maître Pascal Verniory - pascal.verniory@etat.ge.ch

Responsable Juridique, DGSI de l’Etat de Genève
   
Nous avons tous entendu parler des « Smart Cities », les villes « intelligentes » de demain. Les traces laissées par les usagers du domaine public constituent la manne de ces villes connectées. Il s’agira ici d’exposer les enjeux à la fois juridiques et éthiques liés à cette collecte.On pense tout de suite à la protection de la sphère privée. Mais encore faut-il la mettre en perspective avec les intrications – à la profondeur souvent méconnue – des données personnelles et du « Big Data ». La question de la propriété des données collectées et de l’usage mercantile qui peut en être fait – beaucoup plus méconnue – n’est guère plus innocente.Ce n’est pas seulement notre confort quotidien qui est en jeu dans ces transformations numériques, c’est aussi – et surtout – notre liberté : l’être libre de demain sera celui dont le comportement ne sera pas plus prévisible pour les marchands que pour lui-même…Cela vaut semble-t-il la peine de s’interroger sur la dimension éthique du phénomène et sur l’adaptation légale qu’elle appelle.

Biographie : Pascal Verniory est avocat, docteur en philosophie (option transdisciplinarité), et depuis de nombreuses années, juriste Etat-Major de la Direction générale des systèmes d’information de l’Etat de Genève. Après avoir développé une vision éthique et critique du droit d’auteur actuel en convoquant le regard de plusieurs disciplines (anthropologie, sociologie, éthique, économie, histoire et esthétique) ; en continuité de sa réflexion sur les rapports que le noyau de la personnalité entretient avec l’activité créatrice, il développe une approche originale et critique de la robotique et de l’« intelligence » artificielle.

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